Atelier Mouv’art

La seconde année est celle de lapprofondissement. L’écriture, comme le désir d’écrire ont progressé. Ce qui semblait inaccessible il y a un an est atteint, souvent dépassé. L’écriture est davantage abordée sous son aspect formel même si la part est maintenue belle à la création et aux jeux. Des projets collectifs sont proposés, des textes plus ambitieux sont rédigés.

 

Actuellement le groupe est en 4ème année, travaille le thème de la Nouvelle et se nomme « Mouv’Art » du nom de l’association  qui nous y accueille gentiment dans son local

 

Liste des écrivants ayant posté des textes sur le site

 

Pieds nus programme

Liste des écrivants ayant publié des textes sur le site

La Loutte

Chris Dorreb

Anatole

Jennifer 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les démos

Posted by on 17 / 12 / 2014 in Fragments, Jean Jacques L. | 0 comments

Les démos C’était en juillet 1944, il faisait beau et chaud. J’étais seul à notre logement de la rue Bourneil avec ma sœur. Le ciel était par dessus le toit, si bleu, si calme (je n’avais pas lu Verlaine, j’avais sept ans mais je sentais cette langueur désespérée : déjà j’étais nostalgique, mélancolique…). Soudain le ciel céruléen s’emplit d’une rumeur sourde et profonde, majestueuse, énorme par sa force et dans sa plénitude. Répétons le, j’avais sept ans, je ne...

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Acrochemar

Posted by on 16 / 12 / 2014 in Louis Mancy, Ludotextes | 0 comments

Courir à perdre haleine Avec la peur au ventre, User de tous les stratagèmes Connus et même improvisés, Hurler pour conjurer le sort, Effrayer l’imposteur par ses cris, Maudire l’impasse qui nous cerne, Arracher son corps à la torpeur, Renaître au réveil avec la vie ! 02 décembre –  Ludotextes – Louis...

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Cauchemar.

Posted by on 11 / 12 / 2014 in Laure Timon, Textes courts | 0 comments

J’ai toujours eu un sommeil de plomb. En randonnée, je me souviens m’être endormie sur le sol nu d’un garage, la tête sur une gourde, bercée par une chasse d’eau automatique. A six heures tout le monde était debout, l’humeur dans les chaussettes, les cernes sous les yeux. Moi j’étais bien, si mes camarades ne m’avaient pas secouée pour se précipiter vers un café serré, je n’aurais pas bougé avant dix ou onze heures. Pourtant, depuis quelques temps, je me réveille en sueur au milieu de la nuit. Ensuite, impossible...

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Castration

Posted by on 11 / 12 / 2014 in Laure Timon, Textes courts | 0 comments

Dialogue : la castration des chats. À leur rendez-vous mensuel, Léonie manque de s’effondrer en sanglot en se précipitant vers ses deux meilleures amies. Mes chéries, mes chéries, c’est horrible ! Mon chat, mon gentil matou, ma petite boule de poils adorée… Marie-thé, la plus âgée prend les choses en mains. Elle s’approche de Léonie, et lui dit doucement. Calme-toi, reprends tes esprits et explique-nous ce qui se passe sans pleurer. Vous vous souvenez de mon petit chaton angora, je l’ai adopté il y a dix...

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La bombe au père Lampion

Posted by on 04 / 12 / 2014 in Fragments, Jean Jacques L. | 0 comments

Pan-pan-pan, pan-pan-pan, pan-pan-pan ! Des années 1945 à 1957, la rue Basse-Perrière résonnait de ce rythme ternaire simple, sans cesse répété et qui était un fond sonore continu facile à retenir. C’était le cordonnier Ailrau dit Lampion qui battait la semelle sans cesse et sans relâche. À l’époque il n’y avait pas de télévision. Le spectacle de l’artisan courbé sur le cuir humide retenait l’attention des gosses dont j’étais. Il y avait toujours devant sa fenêtre 4 ou 5 jeunes têtes...

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Parler de la chose…

Posted by on 02 / 12 / 2014 in Louis Mancy, Textes courts | 0 comments

Moins on parlera de la chose, mieux cela vaudra ! Moins on parlera de la chose, mieux cela vaudra ! Ah ! Ca, c’est bien toi ! Tiens, on peut même ne pas en parler du tout ! Comme tu y vas ! Toujours tout ou rien ! Non, parlons-en, mais calmement… Calmement, calmement, j’voudrais t’y voir, c’est tellement gros ! Oui, ben justement, de n’pas en parler, on s’fait des nœuds avec… Ah, ça ! Alors, t’en pense quoi, toi ? Ah, maintenant, tu m’demandes c’que j’en pense ! Tu voudrais bien...

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Les vivants du jardin

Posted by on 01 / 12 / 2014 in Fragments, Marie Thérèse G. | 0 comments

Les vivants du jardin

Les vivants du jardin Oui, les jardins sont des lieux de vie ; ils naissent un jour, on ignore souvent la date ; ils s’enrichissent progressivement de nouvelles plantations, fleurissent et reverdissent au printemps, prodiguent leurs récoltes abondantes et parfumées en été ; fleurs et fruits d’automne les emplissent de senteurs et de couleurs dorées et cuivrées, animées par des chants d’oiseaux qui en font leur coin de paradis ; ils s’y nichent, s’abritent, se perchent, trouvent leur nourriture, semblant...

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Moins on parlera de la chose mieux ça vaudra !

Posted by on 26 / 11 / 2014 in Denise Pezennec, Textes courts | 0 comments

«Moins on parlera de « la chose » mieux ça vaudra !» Quand BRAD et PITT, des jumeaux de treize ans, prirent conscience que leur Mamie perdait la tête et sitôt que leur maman leur eut demandé de faire ce qui était en leur pouvoir pour l’aider à se remémorer ses souvenirs, ils décidèrent de mettre à profit la situation. Ils allaient l’amener à évoquer sa jeunesse, son passage à l’école ménagère, son adolescence, et bien entendu ses amours. Leurs parents se refusaient toujours, en dépit de leur insistance,...

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La bique au bouc

Posted by on 20 / 11 / 2014 in Fragments, Jean Jacques L. | 0 comments

  J’avais 14 ans et j’étais bon marcheur. Dans la ferme des voisins il y avait une chèvre, Zézette, dont j’étais l’ami et le compagnon. Muni d’une forte chaîne d’une douzaine de mètres, j’accompagnais Zézette le long des haies dont elle était friande. C’était une compagnie, une amie parfois têtue au sens propre du mot. Quelle joie de la voir grappiller, de l’entendre broyer une pomme avec d’incroyables bruits masticatoires. De cette entente on finit par me confier une...

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Le paysan et le médecin

Posted by on 18 / 11 / 2014 in Louis Mancy, Textes courts | 0 comments

« Le paysan restait debout en face du médecin, devant le lit de la mourante. » G de Maupassant,  « Le Diable » Le paysan restait debout en face du médecin, devant le lit de la mourante. Muet, interdit, sans expression. Cette force de la nature, taillé comme un bûcheron, qui avait connu durant sa vie tant de coups durs dont il s’était toujours sorti avec courage et volonté, semblait là totalement impuissant, le regard vide, anéanti par l’évènement. C’est que la Jeannette, dont il avait partagé les jours et les nuits...

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