Textes courts

Ni poème, ni nouvelle, ni extrait, le texte court est une forme littéraire brève qui correspond souvent au premier jet d’une création. Il peut être l’ébauche d’un texte plus ambitieux,  il peut demeurer aussi en l’état, témoin privilégié d’un chemin littéraire.

J’attends quelqu’un…

Posté par on 20 / 01 / 2013 de Jean Marie Tremblay, Textes courts | 0 commentaire

Consigne : J’attends quelqu’un. Depuis longtemps. Ce n’est pas son genre de manquer le rendez-vous. ———————————– J’attends quelqu’un —————————————– Papa, mon petit père, qu’est-ce que tu fais ? Tu es drôlement en retard. Ce n’est pas ton genre de manquer le rendez-vous. Le 4 septembre, tu sais bien ! Chaque année, tu pars toujours aux...

Lire plus

Le voyageur

Posté par on 17 / 01 / 2013 de La Loutte, Textes courts | 2 commentaires

Le voyageur. Je m’appelle Louis. Je suis le factotum de l’hôtel du Cheval Blanc à la Croix de l’Abbesse. Autrement dit, l’homme à tout faire. Et il y a toujours un travail qui ne peut attendre. Refaire les clôtures du pacage, panser le cheval, couper le bois, réparer un robinet qui fuit, désengorger les gouttières encombrées par les feuilles mortes. On compte aussi sur moi pour les travaux de peinture… De plus, je fais la plonge et le ménage quand Jeanne est de sortie. Le pire pour moi c’est de « faire les vitres »...

Lire plus

Peau de Bête

Posté par on 24 / 12 / 2012 de Clarime de Brou, Textes courts | 0 commentaire

L’âne qui a donné sa peau à cette pauvre âme, A cette jeune femme qui voulait à l’inceste échapper. Lorsque la bête n’est pas celle que l’on croit, Qu’il y a plus d’humanité dans l’animal sacrifié, Que chez le père de la suppliciée. Lorsque l’amour dénaturé, L’oblige à se cacher. Alors que la honte revient au père mal aimant, Plus qu’à l’enfant salie par le vice du parent. Toutes les robes de lune n’y pourront rien changer. La robe de l’aube est vaine à la consoler. Le soleil sera toujours voilé, La...

Lire plus

J’attends

Posté par on 21 / 12 / 2012 de Denise Pezennec, Textes courts | 0 commentaire

 Palais de justice. 14 h.  Assise sur un banc, j’attends. Personne. Derrière moi, de grandes baies vitrées, closes sur un jardin de buis à la géométrie rigide, fermée. Un rayon de soleil frappe le carrelage grisâtre à mes pieds. J’ai froid. Un livre ouvert attend sur mes genoux. Silencieuse et rapide passe une avocate sanglée dans sa toge noire, serrant contre elle un dossier sombre. Des pas pressés sur le sol sonore : des talons qui sabotent et martèlent ; bruits sourds, irréguliers puis une avalanche de claquements...

Lire plus

Si tu veux…

Posté par on 03 / 12 / 2012 de Marie Thérèse G., Textes courts | 3 commentaires

Si tu veux avoir un peu de bonheur en maison de retraite, décide d’abord toi-même d’y entrer après mûre réflexion et choix judicieux ! N’attends pas d’être un vieux grincheux dépendant des décisions de ton entourage !  Si tu es un résident « tout neuf » accepte les surprises de la vie en collectivité !  Si on te parle de Morvan, de Puisaye, de Vézelay ou de Chablis, ne sois pas étonné ; tous les « hauts lieux » de l’Yonne sont réunis à « Mémoires de Bourgogne » ; toi, tu habites à...

Lire plus

L’exposition de photographies.

Posté par on 26 / 11 / 2012 de Louis Mancy, Ludotextes, Textes courts | 0 commentaire

 Décrire, à l’occasion d’une exposition imaginaire, une dizaine de photographies, de façon concise et rapide.   –Et je fonds de plaisir devant le clair visage aux yeux verts d’une cascade échevelée…   -A ses pieds, un lac bleu turquoise dort sur des doigts de fée…   -Orange rouge et ronde, derrière les toits, le soleil va plonger…   -Bateau ivre qui tangue, sur le pain, tartinée, la gelée de groseille va couler…   -Hibou sur un caillou : chouette, mon chou !   -Et pour faire rire...

Lire plus

Pris sur le vif

Posté par on 26 / 11 / 2012 de Louis Mancy, Ludotextes, Textes courts | 0 commentaire

Raconter une  scène décrite par une photographie, du point de vue d’un acteur présent ou d’un témoin privilégié. Une femme, de type oriental, regarde tristement vers une porte fermée. A ses cotés, tête baissée, à qui elle tient la main, une fillette aux cheveux frisés.   Mais, qu’est-ce qui se passe aujourd’hui ?  De mon point de vue à moi, la situation est complètement bloquée : elle est assise devant la porte ! Ce n’est pas vraiment ce qui s’appelle prendre de la hauteur par rapport à l’évènement ! La...

Lire plus

Les Oies sauvages

Posté par on 25 / 11 / 2012 de Didier Laurens, Textes courts | 1 commentaire

  On était en train d’accorder les guitares. Jef avait réglé avec soin la position de la batterie cinq fûts et les cymbales. Puis la charleston, à gauche de la caisse claire. Il y avait aussi deux congas dans un coin mais on avait pas de percussionniste. Dans la formation Jef et moi on était très proches musicalement. En fait ce n’était pas quelqu’un qui essayait de s’imposer à tout prix. Et puis c’était le meilleur batteur que je connaissais. Contre toute attente, entre lui et Joé le bassiste ça...

Lire plus

Échangerais rocking-chair contre rock & roll (ou l’inverse)

Posté par on 16 / 11 / 2012 de Jean Marie Tremblay, Textes courts | 0 commentaire

Trock & Roll C’est ça qui est bien dans cette boutique « Troc & Roll » : Pour trois fois rien, tout rocker à banane dégarnie peut venir échanger ses disques d’Elvis contre un fauteuil à bascule, plus en accord avec son ouïe et ses rhumatismes. Inversement, et c’est ce qui fait marcher le commerce, les collectionneurs sont nombreux et savent qu’un rocking chair estampillé Harley avec des montants cloutés peut leur faire obtenir le collector de « Love me tender » avec le King torse nu. Voilà une affaire qui...

Lire plus

Cette nuit là, personne ne la raconta.

Posté par on 16 / 11 / 2012 de Jean Marie Tremblay, Textes courts | 0 commentaire

Cette nuit là, personne ne la raconta. Pourtant tous étaient là : les bourreaux, les victimes, les témoins. Les bourreaux, parce qu’ils avaient peur. Qu’on sache. Qu’on les accuse. Qu’on les condamne. Peur même de se reconnaître. Silence. Les victimes, parce qu’elles avaient mal. Si mal qu’elles préféraient enfouir l’ignominie, de crainte de la revivre par les mots, et par les yeux des autres. Silence. Les témoins, parce qu’ils avaient honte. De n’avoir rien fait. D’être pour cela un peu bourreaux, et aussi...

Lire plus

Rechercher