Louis Mancy
De mémoire de cocher
Consigne : Le voyageur qui est descendu dans l’hôtel, ce 13 mai 1907, aura laissé des souvenirs effrayants. Au cocher qui lui fit traverser le plateau par la route de Grandrieu. Au personnel de l’hôtel qui eut commerce avec lui : Jeanne la servante qui se jeta dans un puits le dimanche suivant et Louis le factotum dont la raison s’envola comme feuillage d’automne, dans le courant du mois de juin. Aux chevaux, que plus personne ne put atteler ensuite et qui finirent cuisinés avec des haricots rouges. A la diligence même, dont...
Lire plusJe suis, j’ai été…
Je suis, j’ai été…Et de la plus poétique des façons. Je suis… Ce que tu fais de moi… J’ai été… Longtemps inachevé, Homme oublié… Je suis… Pas toujours très bien qui… Je suis… Je suis, je suis, je suis… J’ai été… Las un jour de suivre Sans jamais arriver Où je voulais aller, Et les plâtres j’essuie… Je suis… En quête de savoir où je vais, D’où je viens, et pourquoi, Si le chemin est moi, Et dans quel sens aller… J’ai été… Ce que l’on m’a appris Sagement, pendant des...
Lire plusVers Rhopalique
Boule de neige ou vers Rhopalique (écrire un texte avec des mots à chaque fois plus longs d’une lettre, en commençant par un mot d’une seule lettre) Ô ma mie, joie, astre, soleil, bonheur, rêveries poétiques, suppliques hasardeuses, déclamations vertigineuses, entrelacements intrinsèquement surdimensionnels, mysticospirituels, éroticosubliminaux ! 02 février 2011 – Ludotextes – Louis...
Lire plusMémorial (Acrostiche)
Acrostiche : Mémorial Ma mie venez aux fêtes folles et de votre âme ne cachez rien En dansant la gavotte ou la gigue, on reste dans les temps anciens, Mettez du piment à la fête en dévoilant vos doux secrets Ou chantez Carmen à tue-tête, mais faites-le sans regrets, Riez, sautez, dansez et mettez-nous le cœur en joie, Il est un temps pour rire, pour vivre et pour pleurer, A tout le moins, que le plus tard possible, cela soit ! Le pendu que le vent affole, dans le soir grince et tournoie 05 octobre 2010 – Ludotextes –...
Lire plusLe marché
Le narrateur est un chien, genre corniaud et pas bien grand, libre ce matin de marché. Il déambule jusqu’à ce qu’il repère un étal de charcuterie et salaisons. Il s’assied à distance stratégique, entre coup de pied et larcin. Il fait du vent. Il a neigé le matin, et une pluie triste vient remplacer les flocons. Introduire les mots : valétudinaire et équatorial C’est du tout cuit ! Parti, ce matin là, la patte allègre et l’œil malin, avec l’allure bien décidée de qui a rendez-vous avec le plaisir, je n’y...
Lire plusLe chagrin qui me tue…
Compléter le texte coupé en deux : « Le chagrin qui me tue… » Le chagrin qui me tue, bien vivant au fond de moi, Le sarcasme, pince sans rire, ne rit pas vraiment Franchement, mais picote au fond de la gorge, Et transforme les erreurs en rancœur, Et, sur la bière fraîche portée en terre, Beugle le troupeau bruyant des médisants : « C’est un Tartufe qui s’en va, Pompons sur les poignées d’argent, Tout en faisant chanter l’encens ! » Ces cantiques d’eau tiède parlent tout bas Tout en amidonnant...
Lire plusLa Sépulture de l’abbé Jovial
Par une succession de phrases courtes, ou de segments de phrases courtes, devant obligatoirement commencer par je, rédiger un texte de votre choix parmi les propositions suivantes : Seul(e) dans la ville, le soir. En thalassothérapie à Quiberon Le marathon de Paris L’enterrement de l’abbé Jovial Je me souviens de ce coup de tonnerre, Je savais le comas artificiel… Je ne voulais pas croire… à l’évidence ! Je sentis sur mes joues rouler deux larmes d’enfant… Je ne pourrais plus éclater de rire, Je ne saurais...
Lire plusPréludes de Chopin
Consigne : Un clavier d’ivoire, des doigts agiles, le parfum du tilleul par la fenêtre ouverte, un tissu qui glisse sur de la peau, un rire frais au loin, le bruissement du bief sous les saules, une courtepointe en patchwork, des sorbets de fruits frais, un après-midi de temps libre, libre, libre…. Il y avait dans cette auberge et son ambiance vieille ferme un parfum doux d’allure sensuelle qui m’emportait comme un rire frais au loin… Il y avait le tilleul à l’aïeul, vivant dans le jardin, par la fenêtre ouverte,...
Lire plusIl arriva chez nous un dimanche de mai… (compilation 2ème année)
Cette consigne de l’atelier du 28 février est inspirée de l’incipit du Grand Meaulnes d’Alain Fournier. Le temps d’écriture était limité à 40mn. Voici donc les textes de chacun, dans l’ordre alphabétique des prénoms Il arriva chez nous un dimanche de mai … L’air était doux, les feuilles bruissaient légèrement, les fleurs coloraient la pelouse rase. C’était vraiment un bon jour pour arriver… Nous l’attendions, apprêtés comme souvent pour un dimanche, le...
Lire plusVents et Marée (compilation)
Du 17 au 30 mars 2012, se tient à l’espace Mouv’Art rue d’Egleny à Auxerre, une exposition de deux artistes, peintre et plasticienne, sur le thème du Vent et de la Mer. Elles ont proposé aux écrivants des ateliers Pieds-nus, de rédiger des textes en résonance avec les toiles et les sculptures présentées. Ces textes, qui seront publiés sur ce site une fois l’expo terminée, sont affichés dans le local, entre les oeuvres exposées, et en pages libres, sur un guéridon. Voici à présent les textes des ateliers...
Lire plus
Librairie Obliques
Marque-tapage
Anne Le Goff Chanteuse
Festival CARACTERES 2019
L'Oie Plate