Yassine B.
Le désespoir fait vivre
Le désespoir fait vivre. J’avais atteint les cieux du bout de mes cheveux d’ange alors qu’un vilain messager s’introduisit dans les particules volatiles de l’atmosphère nébuleux. La nouvelle fit un tour de terre à la vitesse supersonique d’un oiseau de paradis. Ma tristesse fût infinie tant mon cœur s’accrochait aux branches fleuries de pétales translucides. Je ne croirais plus jamais le chant de miel poisseux de vilenie. La pureté grisaille l’âme des fourbes sans vergogne et que la...
Lire plusLibre
Libre. Quand le Corona aura disparu Il restera une belle inconnue. Le message d’un autre faire à faire Prendre bon temps de ne rien faire Sourire devant le jour levant jusqu’au couchant Réfléchir à l’essentiel vital sans jugement moral S’allonger, s’étirer, se sentir libre et enfermé Se nourrir de douceur, éloigné le malheur Vaincre les envies faciles reprendre une vie tactile Ouvrir son coeur et son esprit à sa folie intérieure Tenter à tâtons de tousser tes tentacules tentatrices Danser sur un pied...
Lire plusConar’d’virus !
Conar’d’virus ! Tu nous a p’t’être eu ! Puisque de pieds nus Nous passons au nez vêtu! Mais gare à toi p’tit tordu Car au bout de la rue Tu nous trouveras plus Et dans quelques jours au plus On te bouffera tout cru En dégustant un bon cru Foi de Pieds (de nouveau) Nus ! 16 mars 2020 – Poésie – Jean-Michel...
Lire plusRien de visible à l’horizon
Rien de visible à l’horizon Rien de visible à l’horizon pourtant il était bien là tapi dans l’ombre odorante et glacée. A tâtons, mes doigts engourdis s’aventuraient somnambules, une lueur frissonnait comme pour m’empêcher d’atteindre le but suprême de mon aventure. Tout à coup le Saint Graal se nicha dans la paume de ma main, il s’y lova, des pépites de sel égratignèrent ma ligne de vie et la motte onctueuse en fondit de plaisir. Sur un plateau les tartines offertes savouraient à...
Lire plusUn tableau changeant
Un tableau changeant La salle des ventes était à son comble. Des connaisseurs fortunés mais aussi des curieux, attirés par la réputation du fameux lot 912, dont le mystère s’était épaissi avec le cadre vide à la place de la photographie de rigueur dans le catalogue. Il fallut cependant patienter de longs moments, le temps que les statuettes chinoises, camées impériaux, bergères Louis XV et autres masques africains garantis ethniques trouvent preneur. On peut soupçonner que certains impatients enchérirent sur des objets...
Lire plusLes Cloches
Ce matin-là, la vallée retentit de sonorité de cloches. À la volée, puis lentement comme un glas. Il y en avait plusieurs, au moins deux, peut-être trois. Ce qui étonnait c’est que jamais il n’y avait eu de cloches dans notre vallée, ni même d’église. Le père Félicien fut le premier à venir sur la place et à tendre l’oreille pour chercher d’où venait ce son. Il fut rejoint par Honorine tenant son dernier dans ses bras, et suivie par les cinq autres. Bientôt, il y eut foule. Non que la place fut un...
Lire plusLes Pieds dans le Plat
Cette année, le premier prix de « la Littérature à l’estomac » Les Pieds dans le Plat a été attribué à l’unanimité du jury à l’atelier Maison du Vélo pour l’ensemble de son oeuvre, et qui a atteint pour le dernier atelier de l’année un véritable sommet.
Lire plusQui s’y remue s’y perd !
Qui s’y remue s’y perd Logorallye : (mots imposés au fil de l’écriture ) bloqué, convoquer, déesse, marteau, vacances, s’accrocher, Eugénie, clinique. Qui s’y remue s’y perd ! Tout est là : il convient de s’y tenir immobile, car qui s’y remue s’y perd. Le mieux est de s’y étendre, les bras écartés, en attendant les secours. S’ils n’arrivent pas ? Eh bien, il n’y a plus qu’à rester bloqué ainsi, en répétant sans relâche « Qui s’y remue...
Lire plusL’oiseau m’a appelé, je suis venu. (çonneries)
L’oiseau m’a appelé, je suis venu. (Çonneries…) L’oiseau m’a appelé, je suis venu. Depuis que j’ai mis ce pépiement comme sonnerie, quand c’est elle qui m’appelle, j’obéis à l’oiseau. J’ai bien fait. Imaginons que j’aie choisi une sonnette comme celle qu’on utilisait dans les maisons bourgeoises, pour appeler les domestiques ! Ding ! J’arrive Madame ! Madame désire ? Là, je peux toujours me raconter que c’est l’appel de la forêt,...
Lire plusVous ne saurez jamais que votre âme voyage
Consigne : Vous ne saurez jamais que votre âme voyage… (d’après Marguerite Yourcenar) Vous ne saurez jamais que votre âme voyage. Que parfois, tout là-bas, loin de vous, elle s’engage. Et, plus loin que jamais vous n’oseriez aller, elle explore des domaines qu’à peine vous nommez… Et quand elle revient alors ça te travaille. Que faire de ses trouvailles qui troublent tes matins ? Vous ne saurez jamais que votre âme voyage, qu’elle cherche des chemins, qu’elle teste des passages. Lance-t-elle des ponts...
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