Ludotextes

Acrostiches, Anaphores, Sutures, Tautophonies, Vers rhopaliques, et aussi certains jeux  sont souvent au menu des ateliers. Cette écriture pilotée par des consignes ludiques, reçoit à Pieds-nus le nom de Ludotextes

J’ai du mal avec…

Posté par on 17 / 12 / 2012 de Louis Mancy, Ludotextes, Poesie | 0 commentaire

J’ai du mal avec… J’ai du mal avec… Les choses entendues, Les mal entendues, Les chemins tracés, tout tracés, Les sentiers battus, rabattus…   J’ai du mal avec… Les formules savantes, Les tonitruantes, Les pignons sur rue De la pensée constante…   J’ai du mal avec… Les gaz d’échappement, Les poubelles à vider, Tous ces enchantements Qui polluent notre nez…   J’ai du mal avec… La souffrance, la maladie, Fleur piétinée, l’enfant violé, L’intolérance, la jalousie, Et l’insondable...

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L’exposition de photographies.

Posté par on 26 / 11 / 2012 de Louis Mancy, Ludotextes, Textes courts | 0 commentaire

 Décrire, à l’occasion d’une exposition imaginaire, une dizaine de photographies, de façon concise et rapide.   –Et je fonds de plaisir devant le clair visage aux yeux verts d’une cascade échevelée…   -A ses pieds, un lac bleu turquoise dort sur des doigts de fée…   -Orange rouge et ronde, derrière les toits, le soleil va plonger…   -Bateau ivre qui tangue, sur le pain, tartinée, la gelée de groseille va couler…   -Hibou sur un caillou : chouette, mon chou !   -Et pour faire rire...

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Pris sur le vif

Posté par on 26 / 11 / 2012 de Louis Mancy, Ludotextes, Textes courts | 0 commentaire

Raconter une  scène décrite par une photographie, du point de vue d’un acteur présent ou d’un témoin privilégié. Une femme, de type oriental, regarde tristement vers une porte fermée. A ses cotés, tête baissée, à qui elle tient la main, une fillette aux cheveux frisés.   Mais, qu’est-ce qui se passe aujourd’hui ?  De mon point de vue à moi, la situation est complètement bloquée : elle est assise devant la porte ! Ce n’est pas vraiment ce qui s’appelle prendre de la hauteur par rapport à l’évènement ! La...

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Les Oies sauvages (2)

Posté par on 19 / 11 / 2012 de Louis Mancy, Ludotextes, Poesie | 1 commentaire

Les oies sauvages, trop libres pour notre liberté, Un jour, c’est sûr, nous firent ombrage, On s’est mis à les désirer, Ce fut pour elles mauvais présage, On les a bien apprivoisées, On les a toutes bien attrapées, On les a mises en cage, Pour ne plus les entendre chanter, Jusqu’à plus mais, avons gavé Leur petit foie tout écœuré Pour en faire, bien gras, du pâté, On les a mises en boite en Supermarché… 30 octobre 2012 – Poésie & Ludotextes– Louis...

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Il court toujours…

Posté par on 29 / 10 / 2012 de Louis Mancy, Ludotextes | 1 commentaire

 Il (elle) court toujours C’est le plus grand des voleurs, oui, mais il court, il court, et court toujours ! Et pour le rattraper, vous pouvez toujours courir ! Depuis que l’homme, le premier, a posé son pied sur la lune, il va de victoires en conquêtes et jamais rien ne l’arrête. On le disait malade, et voilà qu’il repart, chaque fois de plus belle, à vous prendre de court, à vous couper le souffle, …enchaîne les hauts faits, fait reparler de lui ! Par toute la planète, on l’adule, on l’adore, il court, il court, il...

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Une biographie, c’est comme…

Posté par on 29 / 10 / 2012 de Louis Mancy, Ludotextes | 0 commentaire

Une biographie, c’est comme…  Une vis  Un poêle  Une taupe  Une biographie, ça vous taraude et vous réforme avant que prendre forme, vous passe par la tête et par les tripes, et quand elle tourne entre vos mains, elle glisse et vous échappe, et puis revient, et vous attache en son point fixe et pour finir vous cloue comme une vis, une vis sans fin…  Une biographie, c’est comme un poêle, c’est chaud et ça rougeoie, c’est lumineux et tendre, avec des étincelles qui lèvent l’ancre sombre et noire de nos passions...

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Fragments de discours amoureux

Posté par on 29 / 10 / 2012 de Louis Mancy, Ludotextes, Poesie | 0 commentaire

  Fragments de discours amoureux « Je vois-je sais-je remarque-je souligne-je m’interroge -j’ignore-je pense-je suis sûr(e) –je parie –je refuse –je sais. »   Je vois que vous savez à mes yeux qui se noient… Je sais que je me noie lorsque mes yeux vous voient… Je remarque en vos yeux comme un je ne sais quoi… Je souligne éperdument l’éclat de vos cieux… Je m’interroge parfois sur cet éblouissement… J’ignore absolument ce que vous pensez de moi… Je pense que j’ignore tout de vous absolument… Je...

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« Émoi, émois »

Posté par on 03 / 10 / 2012 de Jean Marie Tremblay, Ludotextes | 0 commentaire

« Émoi, émois »

Tautogramme : avec la lettre E Eliane est entrée en émoi, évidemment. Elle écoutait Esher, et en entendant Elisabeth et Emmanuelle éclater, elle est entrée en extrème émoi. En entendant exploser Edouard et Etienne, elle est également entrée en émoi. Eliane est éternellement en état émotif. Elle éructe, enfle… et explose également. En entendant Eliane éclater, Ernest entre en émoi. Et-cétéra. Effet escalade, énorme effervescence en Espagne, Estonie, en Europe entière. Ernesto, Enzo et Edlovimarovich entrent en...

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Il était une petite fois, pendant la canicule, un type qui était assis devant une fenêtre ouverte.

Posté par on 03 / 10 / 2012 de Jean Marie Tremblay, Ludotextes, Textes courts | 0 commentaire

Il était une petite fois, pendant la canicule, un type qui était assis devant une fenêtre ouverte.

« Il était une petite fois, pendant la canicule, un type qui était assis devant une fenêtre ouverte. » Ce pourrait être le début d’un roman, pensé-je, après que cette phrase me soit venue en tête devant ce petit tableau d’Edouard Hopper. Comme souvent chez ce peintre, et c’est ce que j’aimais, le temps semblait suspendu. Le type était assis là pour l’éternité. Une petite fois, parce que la toile était réduite et l’instant apparemment insignifiant. Pourtant c’est lui qui avait...

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Thuriféraire

Posté par on 04 / 09 / 2012 de Louis Mancy, Ludotextes, Poesie | 0 commentaire

Acrostiche en alexandrins : « Thuriféraire »  Ta bouche quand tu ris, cette herbe que tu mords, Halte dans la prairie et qui m’attise encore, Une fleur attendrie, humide sur les bords, Raconte tes envies et m’enivre si fort, Inspirant ciel de lit dans ce fervent décor, Femme, ce que tu dis, par tes yeux, par ton corps, Ensemence mes sens, et les mots n’ont plus lors Résonance mortelle, et tu m’entraînes au port, Amarré à tes rives, entre tes cuisses d’or, Infini aimanté par ton chaud bouton d’or, Respirant...

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