Poésie
« Ecrire des vers à vingt ans, c’est avoir vingt ans. En écrire à quarante, c’est être poète. »
Francis Carco
Sonnet opportuniste
Consigne : chaque vers doit se terminer par les mots suivants, dans l’ordre cité : Féminine/carmin/satin/maline, lutine/catin/ lutin/ câline, lupin/ sapin/praline/câlin, praline/ câlin/Jeannine/putain Femme féminine Lèvres rouge carmin, Habillée satin Et paupière maligne Telle une lutine Jouant la catin Tu cherches lutin Pour être câline Et le fier lupin Droit comme un sapin Dans ton cœur praline Au premier câlin Te croque Jeannine, Que c’est bon, putain ! 08 mars 2016 – Poésie & ludotextes – Louis...
Lire plusComme une branche dans le feu
Consigne : Je suis devant ce paysage féminin comme une branche dans le feu (Paul Eluard) Ma terre aux courbes douces, val rieur et de mousse, Aux frondaisons musquées, senteurs d’automne rousses, Émeraudes en tes eaux, courent tes clairs ruisseaux Où montent la fraîcheur et le chant des oiseaux, Et tu ouvres mes doigts, aux sons de tes violons, A ton ciel horizon, sur ton cou, sur ton front, Et tes lèvres vermeilles, au matin, m’ensoleillent, Et tes lèvres merveilles où mes nuits s’ensommeillent, Et tes collines tendres où mes...
Lire plusDans le noir d’un soir
Sortie de nulle part, dans le noir d’un soir, Par sa peine voilée, elle imposait silence, Et par ses yeux gantés de suprême élégance… Ne sachant plus que faire, la rue, Trépidante, affolée, subitement s’est tue. Femme, tu es si belle quand le disent tes yeux ! O instant fugitif ! rencontre inachevée Où mes cieux, dans ton bleu, vont puiser , Faisant naître mes rêves au toit de ta maison, Faisant vivre mes mains au roux de ta toison… O instant fugitif ! juste un regard croisé, Et puis tu as repris, de nos vies la...
Lire plusC’est invisible
C’est invisible C’est invisible, le temps qui passe, ça ne fait pas de bruit… C’est juste une maison qui reste avec les volets clos pendant des années. Un petit chemin de terre que les ronces effacent peu à peu. Un visage perdu que l’on essaie de retrouver. Une vie que l’on a vécue comme on a pu en n’ayant presque rien compris. C’est invisible, le temps qui passe, ça ne fait pas de bruit… Février 2016 – Poésie – Sylvie Antoniw...
Lire plusCelle qui passe
Celle qui passe Tant de lourd fracas dans la rue folle Légère et fine les yeux dessinés noirs Une fille passe et mon cœur s’affole La détresse glisse colorée d’espoir. Un parfum de soleil s’évapore Et l’effluve unique déjà lointaine Caressée de larmes et d’or Réveille les sursauts de la peine. Dans son œil les vagues sauvages Brutales coupent comme des lames Emportent l’espoir et voyagent Désespérées sans éteindre la flamme. Je ne sais où le vent te presse Fille qui passe, fille qui ne meurt...
Lire plusLe temps de l’orage
Il est revenu le temps de l’orage Impétueux moments du mental carnage Avec ses peines, ses indomptables cafouillages Il est revenu le temps des larmes De honte et de sombre rage Il est là, toujours là, tapi, ce sournois vacarme Entêtantes connexions calaminées Je te hais Tu reviens à la charge Triomphant , la gueule jamais rassasiée Mais les mots paradent et parent ton insatiable avidité Je décortique inlassablement l’alphabet Je te malmène et t’éructe à gorge déployée Je sais, tu renaîtras de tes cendres Un...
Lire plusà l’ombre de la Terre
A l’ombre de la terre La lune se terre A l’ombre de la lune La terre s’annule A l’ombre du soleil Le ciel veille A l’ombre du ciel Les nuages sommeillent A l’ombre des nuages Les oiseaux péagent A l’ombre des péages Les autos garagent A l’ombre des garages Les moteurs caravanent A l’ombre des caravanes Les chameaux musulmanent A l’ombre des musulmanes Les hommes jerricanent A l’ombre des jerricans Le pétrole se terre dans l’ombre A l’ombre de l’ombre La...
Lire plusUn temps pour elle
Se jouer de moi elle le voulait Sûre d’elle en sueur J’ai joué son jeu si fier de moi Si fière de moi je l’ai désirée Elle jouait un jeu court à sa fin j’cours à ma perte Elle m’a touché Un regard couchant si je l’aide Elle croit m’enjouer, j’me joue de moi-même Envie de jouer intemporelle Je lui ai tout donné Un temps pour elle ! Un temps pour elle je voulais son bien Un temps pour elle je le voulais bien Un temps pour elle, je voulais son bien J’étais incarcéré ça allait...
Lire plusMa Charamour !
Ma Charamour ! Ma si belle et douce femme que j’aime d plus profond de mon âme. Mon petit bébé sucré qui ne cesse de quitter mes pensées. Mon cœur, mon cœur se meurt. Mon amour me semble parfois trop lourd. Derrière le froid de ces barreaux, j’ai le moral à zéro Derrière toutes ces portes fermées, tout est fait pour m’effrayer. Mes rêves me torturent, le doute m’achève. Je ne suis pas là pour embellir tes journées, adoucir tes nuits, te faire sentir l’homme de ta vie. Je pense à me vider de mon...
Lire plusJe pense à toi, les yeux qui brillent.
Larmes séchées, cœur éteint je pense à toi, les yeux qui brillent. Cette nuit d’été tu t’es éteint, on était seuls face au destin. On a donc navigué, comme on a pu, dans la noirceur tous phares éteints. Des vagabonds, du vague à l’âme seul mal larmé, sèche tes larmes, Maman. Toujours ce manque. La lumière pour mes frères… À nous deux la nuit ! En manque de toi, en manque de tout plus rien à foutre de rien, tout à refaire, c’est fou ! Il fait nuit, je vous aime du fond de ma haine...
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