Négative attitude

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29 / 10 / 2012
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Négative attitude.

 Rédigez un texte en utilisant le plus possible la forme négative.  Y inciser les expressions suivantes :

 “Je n’imaginais pas autrement le grain de sa peau…” 

“Elle n’autorisait que l’usage de lames affûtées…”

 “Jamais le vent ne cessait sur cette cote délaissée…”

 

Je n’en dirai pas plus, mais je n’en penserai pas moins.

Vous ne voudriez tout de même pas m’empêcher de penser ? Nonobstant , je ne me priverais pas de vous dire n’importe quoi, et, de surcroît, après tout, ce que je ne voulais pas dire !

Pour ne pas tourner plus longtemps autour du pot, je n’irai pas par quatre chemins pour vous conter son histoire…

 Je ne vous parlerai pas de ses yeux, aussi peu doux que couteaux effilés. Pas davantage de sa corpulence hypertrophiée que, ni régimes, ni liftings attentionnés et maintes fois répétés n’avaient pu réussir à endiguer…

Rien en elle n’avait le sens de la mesure et quand elle n’éructait pas rageusement sur les imperfections de sa voisine, elle n’avait d’oreilles que pour les on-dit les moins ragoûtants qu’elle pouvait ramasser et qu’elle ne se privait pas de colporter sans relâche ni ménagement à qui voulait l’entendre, et même à ceux qui ne voulaient pas !

Elle ne pouvait rien dire ni faire simplement.

Elle ne vivait que dans l’outrance et la rancœur, et ne pouvait tenir le moindre propos que dans la brutalité et dans l’énormité.

Je n’imaginais pas autrement le grain de sa peau…

Elle ne pouvait rencontrer quelqu’un ni engager conversation avec lui sans qu’aussitôt ne lui viennent à la bouche des jugements acerbes et lapidaires que même Folcoche n’aurait pas prononcés…

Elle n’avait pas de pitié pour ses contradicteurs, et, pour croiser le fer avec elle, elle n’autorisait que l’usage de lames affûtées, que, sans leur laisser placer trois phrases, elle ne pourfendait pas qu’à moitié !

Elle n’était plus la jeune fille romantique et fleur bleue de sa jeunesse, ce n’était plus le temps des illusions ni des princes charmants.

Rien ni personne ne trouvait plus grâce à ses yeux, dans son perpétuel ressentiment de n’avoir pas été comprise et aimée, elle n’était plus désormais qu’une longue plainte, incessante et désemparée, venimeuse et désarticulée, comme une île abîmée, éclatée, perdue aux confins de l’océan, où jamais le vent ne cessait sur cette cote délaissée…

24 avril 2012 – Textes courts – Louis Mancy

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