Marie Calude

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06 / 07 / 2012
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Consigne : Continuer l’histoire :La belle soeur de Cornouille Wilson, Marie Calude, fit avaler au phare de la Jument un coktail d’algues vertes contre la limpidité et s’enfonça à travers le Finistère Sud. Dans sa poche il y avait un vrai colvert en argent, et une machine à chatouiller les gnomes.

Tiré de moins près et de l’illustre Thomas Wilson de Loïs Masson

 Incorporez à votre récit ces trois phrases :

 “Toujours ce vieux mur, entre l’homme et sa colère. Et toujours ce torrent, au fond des gorges, creusant sa plaie”.(Maurice Blanchard (1890 – 1960)

 “Je me suis pris à caresser la mer qui hume les orages”(Paul Eluard 1895 – 1952)

“Je suis devant ce paysage féminin comme un enfant devant le feu” (Paul Eluard)

 La jument, verte de colère sous l’effet de la potion infecte administrée par Marie Calude, s’assombrit prestement, recracha le phare qu’elle avait bien l’intention de lui faire avaler, tout à fait convaincue que cela l’aiderait à passer les murailles…

Mais elle rentra sa vraie colère dans ses profondeurs, tout au fond d’elle-même, comme un canard en boite qui voudrait cancaner et qui la ferme.

 Toujours ce vieux mur entre l’homme et sa colère. Et toujours ce torrent, au fond des gorges, creusant sa plaie !

Plaie variqueuse, si l’on n’y prête garde, et promptement nauséabonde…

Comment sortir de ce bourbier malsain, sable vaseux à marée basse ?

En appeler tout net au chevalier de Saint-Algue, lui passer clairement la patte dans la crinière dans le sens du poil comme les hommes le font si bien entre eux?

On ne donne pas du son à un âne sans prendre des coups. Je choisirai donc d’aller comme un cheval sauvage !

Et c’est ainsi que je me suis pris à caresser la mer qui hume les orages

Elle avait peut- être dans sa poche des tas de toys bizarres, la Marie Calude, qui n’était d’ailleurs pas si belle que sa sœur voulait bien le dire, mais trèfle de ruades sournoises, venons en au foin, elle n’avait pas besoin, elle, la Furieuse, de cacher dans ses crins touffus des objets hirsutes juste bons à peigner la girafe ou à faire se trémousser des cassoulets en boîte… Cela la faisait bien rire !

Il lui suffisait, dans la fraîcheur du petit matin, qu’Eglantine, la petite fille du fermier, ouvrît simplement la porte de l’écurie, l’appelât amoureusement par son nom pour qu’elle, la Furieuse, partît au quart de tour au galop de son cœur en folles chevauchées aux confins de la terre …

« Je suis devant ce paysage féminin comme une enfant devant le feu ! »

17 janvier 2012 – Textes courts – Louis Mancy

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