Textes courts

Ni poème, ni nouvelle, ni extrait, le texte court est une forme littéraire brève qui correspond souvent au premier jet d’une création. Il peut être l’ébauche d’un texte plus ambitieux,  il peut demeurer aussi en l’état, témoin privilégié d’un chemin littéraire.

Le Tire-bouchon

Posté par on Mai 27th, 2018 de Jean Marie Tremblay, Textes courts | 0 commentaire

Le tire-bouchon Je le lui avais offert parce qu’il était beau, et surtout facile à utiliser. Il suffisait de tourner toujours dans le même sens, sans aucun effort, et une petite bille rouge descendait dans sa fenêtre avant de remonter avec le bouchon. C’était doux et fluide. Nous l’emmenions partout dans nos escapades, avec des verres à pied et une bonne bouteille, et chacun de nos repas champêtres avait la solennité d’une cérémonie. Un jour, sa magie cessa, il ne fonctionnait plus. Nous nous sommes aperçus...

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Je vis de grands champs d’hiver…

Posté par on Mai 10th, 2018 de Fabienne Dubues, Ludotextes, Textes courts | 0 commentaire

Incipit en logo-rallye : Je vis de grands champs d’hiver couverts d’oiseaux morts. Leurs ailes raidies traçaient à l’infini d’indéchiffrables sillons. Ce fut la nuit. Le hussard sur le toit comptait les morts du choléra. L’ambiance était glauque mais le magicien arrêta de sortir des oiseaux crevés noirs et tira de son chapeau des colombes d’un blanc immaculé qui s’entrelaçaient au-dessus des champs divers : avoine, maïs, blé, betteraves et colza. Le magicien alors, tel un bel étalon, appela une belle pouliche en...

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La nuit, tous les cœurs sont gris.

Posté par on Avr 29th, 2018 de Jennifer, Textes courts | 0 commentaire

La nuit, tous les cœurs sont gris. C’est un soir sans lune et sans étoile. Une nuit comme il y en a souvent. Une nuit bleue parée pour tout éclat de celui du réverbère du trottoir d’en face. On est couché. Moi dans tes bras, toi dans les miens. Une de ses étreintes où les corps s’emmêlent et l’on ne sait plus où commence l’autre et où l’on finit. Je te dit « je me sens seule ». Tu me réponds « désolé ». Mes yeux piquent. La fenêtre ouverte pousse jusqu’à nous ses bruits de rue, comme pour s’en...

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La seringue souriante

Posté par on Avr 28th, 2018 de Jean Marie Tremblay, Textes courts | 0 commentaire

La seringue souriante À partir d’un cadavre exquis : « La seringue souriante fait naître la dentelle violacée, la nuit, car un train peut en cacher un autre. » Il lui en fallait. Il en avait besoin. Vite, la seringue souriante. Il dirigea ses pas vers la ruelle ou rôdait souvent son dealer. Vite, car dans la tête, le train arrivait. Il fallait le prendre. Et son ticket, c’était la seringue. Aussitôt après, il trouva un coin tranquille pour se faire son shoot. Dans la nuit, la seringue souriante fit naître une dentelle...

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 Souvenirs de l’île d’Oléron

Posté par on Avr 20th, 2018 de Marie Batllo, Textes courts | 0 commentaire

Chers parents,  Je me suis fait des camarades. Je fais ma prière tous les soirs avec l’abbé Résina. Il est très gentil mais je ne comprends pas toujours ce qu’il me fait faire. Un soir je n’ai pas voulu manger des salsifis, comme punition j’ai fait la vaisselle,  ça tombait bien car le plongeur s’est sauvé avec le jardinier mais j’ai bien rigolé avec le chef cuistot,  il m’a appris une chanson « la digue du cul » ça doit être un endroit sur l’île. Quand je rentrerai, on ira...

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Inform’Elle

Posté par on Avr 11th, 2018 de Jean Michel Kerne, Poesie, Textes courts | 0 commentaire

Inform’Elle La vie était reparue devant moi mais ma mémoire demeurait totalement secrète. Hier, j’étais sorti du coma sans qu’elle réapparaisse. Elle, c’était déjà un genre dont je doutais. Elle ? Peut-être ! Elle, la quintessence d’une présence inaccessible et si indispensable. Elle, une île pour mon naufrage… Elle ? Une plage immaculée par le reflux de la marée. Elle ? Une carapace de crustacé désertée ? Elle, encore informe, encore innommée ! Elle, que je ne pouvais oublier, sans l’appréhender Elle, telle...

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Dénanisation

Posté par on Avr 2nd, 2018 de Jean Marie Tremblay, Textes courts | 0 commentaire

 Consigne +logo-rallye : Le soir du 20 mars, en sortant les poubelles, Jeannine Bergamasque buta contre un nain mort, couché en travers du trottoir. Encore un ? C’est le troisième nain cette semaine ! Et elle le mit comme les autres dans le container. Cette campagne de dénanisation avait peut-être du bon, mais rien n’était prévu pour le nettoyage, à part le bon vouloir des personnes de taille normale. On aurait peut-être dû faire comme les indiens, les embobiner avec des discours sur la différence et la paix, et les...

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Ce n’était pas pour Rimbaud…

Posté par on Fév 14th, 2018 de Louis Mancy, Textes courts | 0 commentaire

Extraits de journal de voyage : Vous avez accepté de partir à Charleville-Mézières sur les traces du poète Arthur Rimbaud, avec un(e) ami(e) de plume. (tirage au sort) Racontez : Au choix : vous y allez sac à dos et pataugas ou à bicyclette. 12 avril 2018. Ce n’était pas pour Rimbaud, dont j’avais dû, un jour, effleurer quelques extraits de l’œuvre, et dont j’étais un peu confus, à ce jour, qu’il ne m’ait pas laissé de plus vivants souvenirs… Ce n’était pas davantage pour Charleville-Mézières, ex cité...

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Etrange bohème…

Posté par on Fév 5th, 2018 de Betty Lefebvre, Textes courts | 0 commentaire

– Consigne :  extraits d’un journal de voyage « sur les traces d’Arthur Rimbaud » avec sac à dos et pataugas et un(e) participant(e) de l’atelier par tirage au sort. Bientôt je m’en irais les mains dans mes poches crevées, à mes pieds, mes bonnes vieilles pataugas avec, comme seul bagage, mon sac à dos que j’avais fait le plus léger possible tout en ayant réussi à caser « le bateau ivre » qui était de circonstance. Jean-Claude, mon ami de plume, poète et adepte du chemin de Compostelle,...

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Calendrier de l’Avent

Posté par on Déc 20th, 2017 de Marie Batllo, Textes courts | 0 commentaire

L’ Avent Le premier décembre 2012 alors que tu dégustais le carré de chocolat prometteur d’une naissance divine, tu fus pris de nausées insensées, suivit d’éructations vomitives. Quel ne fut pas ton étonnement quand le 2 décembre, 24 heures exactement dans les mêmes circonstances une courante verte et or, s’immisça le long des coutures de ton caleçon, suivit la trajectoire du pli de ton prince de galles jusqu’à tes mocassins ,pourtant déjà bien imprégnés d’une odeur de mycose purulente. Le 3, 4...

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