Textes courts

Ni poème, ni nouvelle, ni extrait, le texte court est une forme littéraire brève qui correspond souvent au premier jet d’une création. Il peut être l’ébauche d’un texte plus ambitieux,  il peut demeurer aussi en l’état, témoin privilégié d’un chemin littéraire.

L’autruche

Posté par on Nov 26th, 2018 de Marie Batllo, Textes courts | 0 commentaire

  J’ai été pondue sous un soleil de plomb. Comment puis je le savoir puisque je suis à l’état embryonnaire, cela restera un mystère que d’aucun ne viendra éclaircir car personne ne fut témoin de mon bref semblant de vie. Et pourtant je livre des émotions somme toute très relatives, à moins que cela soit l’auteur de ce texte qui fait des suppositions à ma place, ce qui donc ne prouve en rien de la réalité de mon existence. Il serait facile de dire que ma vie a tenu uniquement en un mot et s’est...

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Le paon de trop

Posté par on Nov 23rd, 2018 de Marie Batllo, Textes courts | 0 commentaire

Un jour de grand vent un paon atterrit dans ma cour. À ma grande stupeur ce paon ne faisait pas le paon. Il volait de l’aile gauche et sautillait de la patte droite, comme blessé. Quand je voulus l’approcher il mobilisa toute son énergie pour me fuir. Mais la claudication du volatile me sembla tellement ridicule que je fus pris d’un fou rire qu’il n’apprécia guère. Il fit  volte-face et d’un air furibard me fit front. Mon rire redoubla à la vue de cet oiseau peu commun, défiguré en plus d’un...

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N’allez pas traîner vers le marais

Posté par on Oct 21st, 2018 de Fabienne Dubues, Textes courts | 1 commentaire

N’allez pas traîner vers le marais Foutrepet ! Glairesuant ! Et putentrailles ! Lutins, farfadets et leprechaun, trolls, crapauds et hobbits, sylphides, diables et vampires n’allez pas traîner vers le marais… Les homosexuels … sortent de leurs tanières, bras dessus, bras dessous, ils nous menacent parce qu’ils sont différents. Ce sont des êtres à part parce que… parce que … ils sont différents. Moi, gargouille affranchie, je vous le dis, leurs antres sont plus méphitiques que le labyrinthe de Pan. Ils osent...

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Les non dits

Posté par on Sep 27th, 2018 de Marie Batllo, Textes courts | 0 commentaire

Les non dits C’est arrivé sur le chemin. La rencontre était fortuite, seuls les insectes présents ce jour là furent témoins et encore uniquement les rescapés. Pourtant aucun ne voulut  témoigner. La faucheuse, elle, avait tout vu, du haut de ses grandes pattes. Juchée sur une herbe folle elle n’en crut pas ses mirettes. Le soleil brûlait. Une abeille sauvage se calfeutrait à l’ombre d’un bleuet attendant une heure concevable à son devoir de butinage qu’elle avait négociée avec son chef...

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la dernière séance…

Posté par on Sep 5th, 2018 de Marie Batllo, Textes courts | 0 commentaire

C’était la dernière… Comme un retour de vacances, une fin de soirée… Faire durer, étirer les heures puis les minutes à l’infini, quant aux secondes les tolérer que longues comme quand on attend un amoureux étourdi. Se retrouver seule, triturer son cerveau et ranger le meilleur à côté du beurre, du miel et du caramel. Ces moments de douceur apaisent les mots gredins qui lambinent dans mon coeur. Espérer le retour infaillible  des amis dénués des maux sensés nous faire sentir encore vivants. Et si vous mourrez,...

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Voilà c’était la dernière.

Posté par on Juin 29th, 2018 de Marie Batllo, Textes courts | 0 commentaire

Voilà c’était la dernière. Comme un retour de vacances, une fin de soirée… Faire durer, étirer les heures puis les minutes à l’infini, quant aux secondes les tolérer que longues comme quand on attend un amoureux étourdi. Se retrouver seule, triturer son cerveau et ranger le meilleur à côté du beurre, du miel et du caramel. Ces moments de douceur apaisent les mots gredins qui lambinent dans mon coeur. Espérer le retour infaillible  des amis dénués des maux sensés nous faire sentir encore vivants. Et si vous...

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Le Tire-bouchon

Posté par on Mai 27th, 2018 de Jean Marie Tremblay, Textes courts | 0 commentaire

Le tire-bouchon Je le lui avais offert parce qu’il était beau, et surtout facile à utiliser. Il suffisait de tourner toujours dans le même sens, sans aucun effort, et une petite bille rouge descendait dans sa fenêtre avant de remonter avec le bouchon. C’était doux et fluide. Nous l’emmenions partout dans nos escapades, avec des verres à pied et une bonne bouteille, et chacun de nos repas champêtres avait la solennité d’une cérémonie. Un jour, sa magie cessa, il ne fonctionnait plus. Nous nous sommes aperçus...

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Je vis de grands champs d’hiver…

Posté par on Mai 10th, 2018 de Fabienne Dubues, Ludotextes, Textes courts | 0 commentaire

Incipit en logo-rallye : Je vis de grands champs d’hiver couverts d’oiseaux morts. Leurs ailes raidies traçaient à l’infini d’indéchiffrables sillons. Ce fut la nuit. Le hussard sur le toit comptait les morts du choléra. L’ambiance était glauque mais le magicien arrêta de sortir des oiseaux crevés noirs et tira de son chapeau des colombes d’un blanc immaculé qui s’entrelaçaient au-dessus des champs divers : avoine, maïs, blé, betteraves et colza. Le magicien alors, tel un bel étalon, appela une belle pouliche en...

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La nuit, tous les cœurs sont gris.

Posté par on Avr 29th, 2018 de Jennifer, Textes courts | 0 commentaire

La nuit, tous les cœurs sont gris. C’est un soir sans lune et sans étoile. Une nuit comme il y en a souvent. Une nuit bleue parée pour tout éclat de celui du réverbère du trottoir d’en face. On est couché. Moi dans tes bras, toi dans les miens. Une de ses étreintes où les corps s’emmêlent et l’on ne sait plus où commence l’autre et où l’on finit. Je te dit « je me sens seule ». Tu me réponds « désolé ». Mes yeux piquent. La fenêtre ouverte pousse jusqu’à nous ses bruits de rue, comme pour s’en...

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La seringue souriante

Posté par on Avr 28th, 2018 de Jean Marie Tremblay, Textes courts | 0 commentaire

La seringue souriante À partir d’un cadavre exquis : « La seringue souriante fait naître la dentelle violacée, la nuit, car un train peut en cacher un autre. » Il lui en fallait. Il en avait besoin. Vite, la seringue souriante. Il dirigea ses pas vers la ruelle ou rôdait souvent son dealer. Vite, car dans la tête, le train arrivait. Il fallait le prendre. Et son ticket, c’était la seringue. Aussitôt après, il trouva un coin tranquille pour se faire son shoot. Dans la nuit, la seringue souriante fit naître une dentelle...

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